PARTAGE de LECTURES

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Le BUT de l’ÂME HUMAINE …

Quel est pour moi la meilleure façon d’écouter mon âme ?
Si l’âme est le patron, vraiment, comment puis-je m’assurer que ses notes de service me parviennent du bureau de la direction ?

La première chose à faire est de savoir clairement ce que l’âme cherche et de cesser de faire des jugements à son égard.

Je fais des jugements sur mon âme ?

Constamment. Je viens de te montrer que tu juges ta volonté de mourir. Tu juges aussi ta volonté de vivre – de vraiment vivre. Tu juges ta volonté de rire, de pleurer, de gagner, de perdre, de ressentir la joie et l’amour : tu te juges surtout pour cela.

Vraiment ?

Quelque part, tu en es arrivé à penser qu’il est divin de te refuser la joie, qu’il est merveilleux de ne pas célébrer la vie. Tu te dis que le reniement est bon.

Es-tu en train de me dire qu’il est mauvais ?

Il n’est ni bon ni mauvais, ce n’est que du reniement. Si tu te sens bien après t’être nié toi-même, alors, dans ton monde, c’est censé être bon. Si tu te sens mal, alors c’est censé mauvais. La plupart du temps, tu ne peux te décider. Tu te refuses ceci ou cela parce que tu te dis que ce que tu es censé faire. Puis tu dis que c’était une bonne chose, mais tu te demandes pourquoi tu ne te sens pas bien.
Alors, cesse d’abord de te juger ainsi. Trouve ce que cherche l’âme et suis cette voix. Laisse l’âme suivre son cours.

Ce que cherche l’âme, c’est… le sentiment d’amour le plus élevé que tu puisses imaginer. Tel est le désir de l’âme. Tel est son but. L’âme cherche le sentiment. Pas la connaissance, mais le sentiment. Elle a déjà la connaissance, mais la connaissance est conceptuelle. Le sentiment est expérientiel. L’âme veut ressentir, et ainsi se connaître à travers sa propre expérience.

Le sentiment le plus élevé est l’expérience de l’unité avec Tout Ce Qui Est. C’est le grand retour à la vérité à laquelle l’homme aspire. C’est le sentiment d’amour parfait.
L’amour parfait est au sentiment ce que le blanc parfait est à la couleur. Bien des gens ont l’impression que le blanc est l’absence de couleur. Ce n’est pas le cas. C’est l’inclusion de toutes les couleurs. Le blanc est la combinaison de toutes les autres couleurs existantes.

De même, l’amour n’est pas l’absence d’émotion (haine, colère, désir, jalousie, convoitise) mais la somme de tous les sentiments. C’est le total. L’agrégat. Le tout.
Ainsi, pour faire l’expérience de l’amour parfait, l’âme doit éprouver chaque sentiment humain.

Comment puis -Je avoir de la compassion pour ce que Je ne peux pas comprendre ? Comment puis-Je pardonner à un autre ce que Je n’ai jamais ressenti en Moi-Même ? Alors, nous voyons tous les deux la simplicité et l’incroyable force du voyage de l’âme. Nous comprenons au moins ce vers quoi elle tend :

 Le but de l’âme humaine est de tout ressentir, afin d’être tout cela.

Comment peut-elle être en haut si elle n’a jamais été en bas, à gauche si elle n’a jamais été à droite ? Comment peut-elle être chaude si elle ne connaît pas le froid, bonne si elle nie le mal ?
De toute évidence, l’âme ne peut choisir d’être quoi que ce soit si elle n’a pas le choix.
Pour faire l’expérience de sa grandeur, l’âme doit connaître ce qu’est la grandeur. S’il n’y a rien d’autre que de la grandeur, ce sera impossible.

Ainsi, l’âme réalise que la grandeur n’existe que dans l’espace de ce qui n’est pas grand. Par conséquent, l’âme ne condamne pas ce qui n’est pas grandiose, mais le bénit, en y voyant une part d’elle-même qui doit exister pour qu’une autre part d’elle-même se manifeste.
Le travail de l’âme, bien entendu, est de nous faire choisir la grandeur – choisir le meilleur de Qui Tu Es -sans condamner ce que tu ne choisis pas.

C’est une grande tâche qui exige plusieurs vies, car tu as tendance à formuler un jugement rapide, de dire d’une chose qu’elle est
« mauvaise » ou « mal » ou « pas assez », plutôt que de bénir ce que tu ne choisis pas.
Tu fais pis que condamner. En fait, tu cherches à nuire ce que tu ne choisis pas. Tu cherches à le détruire. S’il y a une personne, un endroit ou une chose que tu n’acceptes pas, tu l’attaques.
Si une religion s’oppose à la tienne, tu la rends mauvaise. Si une pensée contredit la tienne, tu la rejettes. En cela tu te trompes, car tu ne crées qu’un demi-univers. Et tu ne peux même pas comprendre ta moitié lorsque tu as écarté d’emblée l’autre.

Tu sembles vouloir dire, par exemple, que nous devrions aimer ce qui est « mal » afin de pouvoir connaître ce qui est « bien ». Es-tu en train de dire que nous devons embrasser le diable, en quelque sorte ?

Comment, autrement, pourras-tu le guérir ? Bien entendu, le diable n’existe pas vraiment, mais Je réponds dans l’idiome que tu choisis.
La guérison est le processus qui consiste à tout accepter, puis à choisir ce qu’il y a de mieux. Comprends-tu ça ? Tu ne peux pas choisir d’être Dieu s’il n’y a rien d’autre à choisir.

Un instant ! Qui a parlé de choisir d’être Dieu ?

Le sentiment le plus élevé, c’est l’amour parfait. N’est-ce pas ?
Et peux-tu trouver une meilleure description de Dieu ?
Et bien, ton âme cherche le sentiment le plus élevé. Elle cherche à ressentir (à être) l’amour parfait.
Elle est l’amour parfait et elle le sait. Mais elle veut faire plus que le savoir. Elle veut en faire l’expérience. Bien sûr que tu cherches à être Dieu ! Qu’est-ce que tu croyais ?

Je ne sais pas. Je me pose la question. J’imagine que je n’y ai tout simplement jamais pensé de cette façon. Il semble y avoir la quelque chose de vaguement blasphématoire.

N’est-il pas intéressant que tu ne trouves rien de blasphématoire à vouloir ressembler au diable, mais que chercher à ressembler à Dieu t’offense ?

Qui cherche à ressembler au diable ?

Toi ! Vous tous ! Vous avez même créé des religions qui vous disent que vous êtes né dans le péché – que vous êtes pêcheurs de naissance, afin de vous convaincre de votre mauvaise nature.
Mais si je vous disais que vous êtes né de Dieu – que vous êtes de purs Dieux et Déesses à la naissance – pur amour – vous Me rejetteriez.
Toute ta vie, tu l’as passée à te convaincre que tu es mauvais. Non seulement que tu es mauvais, mais que les choses que tu désires sont mauvaises. Le sexe est mauvais, l’argent est mauvais, la joie est mauvaise, le pouvoir est mauvais, le fait de posséder bien des choses est mauvais, tout, ou presque.
Certaines de tes religions t’ont même fait croire qu’il était mauvais de danser, que la musique était mauvaise, qu’il était mauvais de célébrer la vie. Bientôt, tu conviendras qu’il est mauvais le sourire, de rire, d’aimer.

Non, non, mon ami il y a peut-être bien des choses que tu ne sais pas très clairement, mais il y en a une que tu sais clairement : que tu es mauvais, tout comme la plus grande part de ce que tu désires. Ayant porté ce jugement sur toi-même, tu as décidé que tu devais travailler à t’améliorer.  C’est bien, d’ailleurs. C’est la même destination de toute façon, seulement, il y a une voix plus rapide, une route plus courte, un parcours plus expéditif.

Qu’est-ce que c’est ?

 C’est d’accepter Qui et Ce Que Tu es maintenant et de le montrer.
C’est ce qu’a fait Jésus. C’est la voie du Bouddha, la voie de Krishna, le parcours de tous les Maîtres qui soient apparus sur cette planète.
Et de même, chaque Maître apporte le même message : Ce que Je suis, tu l’es. Ce que Je peux faire, tu peux le faire. Ces choses, et d’autres encore, tu les feras aussi.
Mais tu n’as pas écouté. Tu as plutôt choisi la voix beaucoup plus difficile de celui qui se prend pour le diable, de celui qui se croit mauvais.

Tu dis qu’il est difficile de suivre la voix du Christ, de suivre les enseignements, du Bouddha, de tenir la lampe de Krishna, d’être un Maître. Mais Je te dis ceci : il est beaucoup plus difficile de nier QUI Tu Es que de l’accepter.

Tu es la bonté, la miséricorde, la compassion et la compréhension. Tu es la paix, la joie et la lumière. Tu es le pardon et la patience, la force et le courage, celui qui aide en cas de besoin, celui qui réconforte en cas de chagrin, celui qui guérit en cas de blessure, celui qui enseigne en période de confusion. Tu es la sagesse la plus profonde et la vérité la plus élevée ; la plus grande paix et le plus grand amour.
Tu es cela. Et à certains moments de ta vie, tu t’es connu en tant que tel.

Choisis, à présent, de toujours te connaître en tant que tel. 

EXTRAIT de «CONVERSATIONS AVEC DIEU » (J’ai LU)