PRÉSENTATION d’un extrait de L’OUVRAGE : Comme tout le monde je ne pensais pas que l’on puisse discuter l’œuvre de Pasteur ! Comme tout le monde, j’ai été soumis à une incessante propagande qui le présente non seulement comme un très grand savant, mais comme un modèle de désintéressement et d’honnêteté.
Je me dois de prévenir le lecteur que ce texte, extrait du livre de Sylvie Simon, “Vaccination, l’overdose“ est de la… dynamite !…
Demain ou après demain, un nouveau vaccin contre le virus qui sévit dans le monde va voir le jour. C’est la course des chercheurs…
Pour quels résultats en dehors du bilan financier de l’opération ?
« Il me semble au moins que c’est rendre un service aux mœurs que de dévoiler les moyens qu’emploient ceux qui en ont de mauvaises pour corrompre ceux qui en ont de bonnes. » Choderlos de Laclos
Derrière de nombreux hommes célèbres se cache un visage bien différent de l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes. Louis Pasteur (1822-1895) fut l’un de ceux-là.
Érigé en héros, en modèle de chercheur scientifique et en bienfaiteur de l’humanité, il a donné lieu à un véritable culte, un mythe, une légende. Méritait-il tant d’honneurs ? N’a-t-on pas exagéré ses mérites au détriment de certains autres de ses contemporains dont le travail et les découvertes furent plus utiles à l’humanité ? Et si c’est le cas, pourquoi ?
Ce sont des historiens comme le Dr Philippe Decourt, Ethyl Douglas Hume, Gerald Geison, Xavier Raspail et d’autres, qui nous apportent des réponses. Par une « relecture » attentive du passé, ils sont parvenus à battre en brèche le mythe et à mettre en lumière la vérité du personnage. A l’instar de Pierre Thuillier dans son ouvrage La Science existe-t-elle ?,on peut reconnaître que : « Contrairement à ce que raconte la légende dorée, la science se développe grâce à des conjectures extrêmement risquées, grâce à des manipulations habiles mais souvent fort douteuses, grâce à des coups de force aussi variés que peu rationnels ».
Il n’empêche que Pasteur n’a pas honoré la science, fut-elle imparfaite. La probité aurait exigé de lui qu’il reconnaisse loyalement ses erreurs et reste ouvert à la critique, comme tout chercheur rigoureux. Mais Pasteur était trop vaniteux, trop attiré par les honneurs, trop friand de gloire et il a sacrifié la vérité et l’honnêteté pour y parvenir. Il s’est attribué des découvertes faites par d’autres, il a maquillé, en vrai faussaire et avec l’aide de complices, les résultats d’expériences qui ne lui étaient pas favorables et il a imposé, en tyran, des théories sans admettre de les discuter.
Pendant des années, Ethyl Douglas Hume a compulsé les archives de Pasteur et, dans un livre publié en 1947, Béchamp or Pasteur ?– À lost chapter in the history of biology,il témoigne en nette défaveur de notre célèbre fondateur de la microbiologie et de la vaccination :
« Pasteur, homme ambitieux, opportuniste et génial dans l’art de se promouvoir, plagia puis vulgarisa les travaux de Béchamp. Il lui vola l’idée des petits organismes responsables, mais ne révéla qu’une partie des découvertes de Béchamp. Pasteur décréta que ces petits organismes venaient de l’extérieur seulement. Il omit de dire que, à l’air libre, les microbes et autres microzymes morbides (anormaux) perdaient rapidement leur virulence. Et le mensonge se perpétue depuis […] »
Tous ces faits sont rapportés dans des écrits parfaitement authentifiés ; ils devraient suffire à rendre le personnage abject et à le faire tomber de son piédestal et pourtant il n’en est rien, le mythe pasteurien est tellement ancré dans les esprits que rien n’a pu encore l’ébranler. Pas question de toucher au héros, au vainqueur de la rage ! Le chauvinisme aidant, la France rajoute chaque année un trophée de plus à son palmarès.
Triste réalité qui fait des Français les adorateurs d’un imposteur !
Car il s’agit bien d’imposture. Il a usurpé les honneurs et la fortune considérable dont il a joui. De nombreuses circonstances dans la vie de Pasteur illustreraient ce propos.
Choisissons-en trois :
Le vaccin contre la rage
L’histoire n’a retenu que le succès de ce vaccin, mais a oublié de dire qu’il avait multiplié les décès par la rage. En fait de triomphe, ce fut un échec car jamais personne n’a pu prouver son efficacité. Tout d’abord parce qu’il était pratiquement impossible d’apporter la preuve que les chiens incriminés étaient atteints de rage et ensuite parce que le nombre de bêtes vaccinées qui mouraient était trop élevé pour qu’on souhaitât en tenir compte. La mort de six paysans russes mordus par un loup et vaccinés par Pasteur, racontée par Léon Daudet dans son ouvrage “Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux de 1880 à 1905“, donne le frisson tant leurs souffrances furent atroces. A ce propos, l’écrivain s’éleva à l’époque contre ce qu’il appela « la nouvelle morticoli »et publia une série d’articles sur le sujet.
Peu nombreux sont ceux qui connaissent cet épisode, mais en revanche tout le monde connaît Joseph Meister, mordu à la main par un chien. Pasteur aurait « sauvé » l’enfant grâce à sa « méthode pour prévenir la rage après morsure »(titre de sa communication à l’Académie des Sciences le 26 octobre 1885), événement aussitôt médiatisé. Pourtant il n’y avait pas de quoi claironner. Tout d’abord, il n’existait aucune certitude que le chien fut enragé ; de plus, quand bien même il l’eut été, le risque pour le jeune Meister blessé à la main était infime car il faut savoir qu’un animal réellement enragé — ce qui est d’ailleurs extrêmement rare — ne transmet la maladie que dans 5 à 15 % des cas. Dans celui de Joseph Meister, il avait en fait 5 % de risques d’avoir été contaminé, si toutefois le chien était réellement enragé ! Mais surtout, utiliser un vaccin sur une seule personne et proclamer ensuite qu’il est efficace n’a aucune valeur scientifique.
Le plus grave dans l’affaire de la rage ce sont bien les mensonges de Pasteur. Contrairement à ce que l’on nous enseigne, le vaccin antirabique ne fut pas créé par Pasteur mais par Henri Toussaint, professeur à l’École vétérinaire de Toulouse dont le nom n’est pourtant pas resté dans l’histoire. Celui-ci avait réussi à atténuer fortement la virulence du virus en chauffant la préparation et en y ajoutant un antiseptique, l’acide phénique à 1 % et/ou du bichromate de potassium.
Le vaccin de Pasteur, à base de moelle desséchée était très dangereux et fut bien vite abandonné. Le jeune Meister eut du reste de la chance d’en réchapper ! Le collaborateur de Pasteur, Émile Roux, avait d’ailleurs estimé que l’application de ce vaccin était trop hasardeuse et il avait refusé de s’associer aux premiers essais dits de « traitement intensif ».
Le drame d’un enfant de douze ans, mort des suites de la vaccination pratiquée par Pasteur sera un élément révélateur de la malhonnêteté de ce scientifique et de ses collaborateurs. Le jeune Rouyer fut mordu le 8 octobre 1886 par un chien inconnu. Pasteur lui inocula son vaccin par la méthode intensive (plusieurs injections pendant douze jours). Le 26 octobre, l’enfant mourut. Une enquête judiciaire fut alors ouverte pour déterminer la cause de sa mort et c’est le professeur Brouardel qui en fut chargé. Ce dernier, haut personnage bardé de titres, était un ami de Pasteur.
Dans le laboratoire d’Émile Roux on inocula une partie du bulbe cervical de l’enfant à des cerveaux de lapins. Quelques jours après, les lapins moururent de la rage, ce qui prouvait bien que l’enfant avait la rage. Mais Brouardel, en accord avec Roux, décida de porter un faux témoignage devant la justice pour dissimuler la vérité. Il s’agissait d’éviter la reconnaissance officielle d’un échec qui entraînerait, selon les termes de Brouardel, « un recul immédiat de cinquante ans dans l’évolution de la science »ainsi que le déshonneur pour Pasteur, comme le rapporte Philippe Decourt dans “Les Vérités Indésirables, le cas Pasteur“. (Philippe Decourt, éditions de La Vieille Taupe, 1989.)
Le rapport fourni au procureur contenait cet énorme mensonge : « Les deux lapins sont en bonne santé aujourd’hui, 9 janvier 1887, c’est-à-dire quarante-deux jours après les inoculations. Les résultats négatifs des inoculations pratiquées sur le bulbe de cet enfant permettent d’écarter l’hypothèse que le jeune Rouyer ait succombé à la rage ».De mèche avec Roux et Brouardel, Pasteur déclara que l’enfant était mort d’urémie.
Non contents de falsifier les faits, Pasteur et ses complices s’employèrent à faire taire les opposants qui savaient la vérité. La spirale du mensonge pousse toujours à commettre encore plus de forfaitures. Brouardel alla même jusqu’à affirmer que, sur cinquante personnes traitées par les inoculations intensives, il n’y eut aucun décès.
« Il sait que ce n’est pas vrai, mais peu importe puisqu’on le croit »,remarque Philippe Decourt.
En 1886, les morts connus à mettre au passif de la méthode Pasteur, tant en France qu’à l’étranger, s’élevaient déjà à soixante-quatorze : quarante étrangers et trente-quatre Français. Certains sont morts en présentant les symptômes de la rage ordinaire, d’autres ont succombé à une affection nouvelle qui a été dénommée la rage des laboratoires. Ces derniers présentaient les symptômes de paraplégie rabiforme observés chez les lapins servant à la culture du virus pastorien *.
*On pourra consulter Raspail et Pasteur, 30 ans de critiques médicales et scientifiques (1884-1914), éditions Vigot frères, Paris 1916.
Trente-quatre Français sont morts de la sorte après vaccination. Pasteur signale lui-même que, pendant la période du 9 novembre 1885 au 30 décembre 1886, sur dix-huit malades vaccinés, neuf moururent dans les trois semaines suivant la morsure.
Au mois de mars 1986, Pasteur fit au Dr Navarre cette insolente réponse : « Je n’admets pas qu’on discute désormais mes théories et ma méthode ; je ne souffrirai pas qu’on vienne contrôler mes expériences. »
Nous sommes là devant une pratique désormais institutionnalisée, celle du mensonge scientifique. Quelle confiance peut-on accorder à des hommes de science auréolés de gloire qui profèrent de telles énormités avec autant de désinvolture ?
L’expérience de Pouilly-le-Fort
Le vaccin contre la rage fut le premier grand triomphe de Pasteur mais, peu avant, il y avait eu le vaccin contre le charbon, maladie qui sévissait parmi le bétail. A cette époque, Pasteur opposa vigoureusement ses théories à celles d’Henri Toussaint en prétendant que le procédé de Toussaint était inefficace et dangereux. Pour prouver que SON vaccin était le meilleur, il signa un protocole d’expérience qui devait se réaliser le 28 août 1881 à Pouilly-le-Fort près de Melun.
On sélectionnerait cinquante moutons dont vingt-cinq seulement seraient vaccinés et le charbon virulent serait inoculé quinze jours plus tard aux cinquante bêtes. Pasteur avait affirmé que les moutons non vaccinés mourraient et que les autres résisteraient. Le jour de l’expérience, Pasteur confia à ses collaborateurs qu’il allait utiliser non pas son vaccin mais celui de Toussaint qui contenait un antiseptique capable d’atténuer la virulence de la bactérie charbonneuse, agent du charbon.
Depuis longtemps, Pasteur s’obstinait en vain à obtenir cette atténuation par l’oxygène de l’air. Les moutons reçurent effectivement le vaccin mis au point par Toussaint auquel fut ajouté de surcroît du bichromate de potassium, puissant poison qui tue les microbes et induit des cancers. Ces faits sont rapportés dans le livre écrit par le neveu de Pasteur, Adrien Loir, intitulé “À l’ombre de Pasteur.“
À l’ombre de Pasteur, Adrien Loir, éditions Le Mouvement sanitaire, 1938.
En conclusion, les vingt-cinq moutons qui avaient reçu le vaccin atténué par le bichromate de potassium survécurent. Pasteur triomphait.
Qui sait aujourd’hui que l’expérience de Pouilly-le-Fort ne fut qu’une mystification ?
La maladie des vers à soie — Les ferments solubles
On pourrait multiplier les exemples de supercheries dont Pasteur était coutumier. Son procédé était simple. Tout en décriant les méthodes des autres, il finissait par se les approprier et réussissait à se faire couronner de lauriers. Un autre exemple illustre bien ce procédé, c’est l’étude de la maladie des vers à soie qui opposa opiniâtrement Pasteur à Antoine Béchamp. Hostile à la théorie du parasitisme développé avec justesse par Béchamp, Pasteur parvint à retourner la situation à son avantage en prétendant être à l’origine de cette théorie ; c’était contribuer à reléguer dans l’ombre les travaux pertinents d’Antoine Béchamp.
Même imposture dans l’affaire des « ferments solubles » qui donna lieu à une controverse qui dura plus de dix-huit mois entre Pasteur et le chimiste Berthellot en 1878. Pasteur refusait de reconnaître l’évidence et maintenait sa croyance en la théorie de la génération spontanée, qu’il reniera plus tard en pillant sans vergogne l’œuvre de Béchamp quand il comprit que c’était celui-ci qui avait raison.
Si ces querelles entre scientifiques étaient sans conséquence, on pourrait ne leur attribuer qu’une importance relative, mais à cette époque les choses étaient plus graves car se profilaient déjà en toile de fond des enjeux considérables stimulés par l’essor économique, né de la révolution industrielle : l’industrie des vaccins.
Comment est-on parvenu à imposer partout à travers le monde une doctrine dont les fondements sont aussi contestables ? Dans son ouvrage “La Fêlure du monde,“ (La Fêlure du monde, André Glucksmann, éditions Flammarion, 1995.) André Glucksmann a essayé d’expliquer les mirages pastoriens :
« La vanité du pastorisme dévoile, plus qu’une science certaine et moins qu’un art efficace, une religion. Pasteur a traduit en terme de biopouvoir l’équation constitutive des nations modernes, cujus regio, ejus religio. /…] Sans œillères pastoriennes, le sida paraît moins impensable qu’on ne l’eût cru. »
Pasteur a poussé les scientifiques dans une fausse direction en énonçant trois postulats de base erronés qui servent encore aujourd’hui de fondement à la vaccination. Ils ont été développés par lui-même et recueillis dans les comptes rendus de l’Académie de Médecine entre 1869 et 1872.
Ces postulats sont les suivants :
1 — L’asepsie règne dans nos cellules. La cellule est propre, tous les microbes sont exogènes (ils viennent de l’extérieur) et l’attaquent. Ces germes ont une existence indépendante des organismes vivants.
2 — A un germe (agent spécifique), correspond une maladie contre laquelle on peut se prémunir grâce à un vaccin. La maladie n’a qu’une seule cause, donc qu’un seul remède.
3 — L’immunité s’obtient par la production d’anticorps en réaction à l’introduction d’antigènes (substances entre autres microbiennes contenues dans le vaccin). Le duo antigène/anticorps est suffisant pour conférer une protection.
Nous savons depuis longtemps que ces postulats sont faux, et les dernières avancées en immunologie les invalident totalement, mais les vaccinalistes semblent ignorer ces travaux. Qu’en est-il au juste ?
Il convient tout d’abord de rappeler que la maladie n’est jamais le fait d’une seule cause, d’un seul « coupable ». Elle est toujours multifactorielle. De nombreux mécanismes, parfois très subtils, se « grippent » et ce dysfonctionnement se traduit par des symptômes cliniques. Si le germe était le seul responsable, tous les individus en contact avec ce germe devraient tomber malades. Or il n’en est rien. « Un germe, une maladie, un vaccin » : voilà un principe simpliste et réductionniste.
Quant aux microbes, virus ou bactéries qui sont présentés comme des agresseurs venus de l’extérieur pour mettre à mal notre corps, sont-ils vraiment nos ennemis ? Les récentes recherches en biologie moléculaire laissent entrevoir une réalité bien différente. Notons qu’Antoine Béchamp et, plus tard, le Pr J. Tissot avaient déjà réalisé des études pertinentes sur l’origine endogène (interne) des micro-organismes.
(Les Microzymas d’Antoine Béchamp, ouvrage épuisé mais disponible chez le Dr Marie Nonclercq, 12 avenue du Maréchal-Maunoury, 78800 Houilles)
Il faut savoir que le mot microbe est un terme imprécis, désignant les bactéries. La bactérie est la forme la plus primitive de la cellule vivante. Quant au virus, il se reproduit uniquement à partir de son matériel génétique et il est un parasite absolu de la cellule.
Plus récemment, le biologiste Gaston Naessens, grâce à un microscope dont il est l’inventeur, a apporté des éléments qui corroborent et complètent les découvertes de ses prédécesseurs : découverte des « microzymas » par Béchamp et des « somatides » par Naessens. Comme nous l’avons dit, les virus sont les constituants de nos cellules. S’ils deviennent pathogènes c’est parce que notre organisme est en déséquilibre. Ainsi, lorsqu’un enfant a la rougeole, on retrouvera dans son corps le virus spécifique de la rougeole. Mais si ce virus s’est exprimé, c’est parce que l’organisme était en état de faiblesse. Il en est ainsi de tous les virus : au lieu d’être la cause, ils sont plutôt la conséquence de la maladie.
Pour ce qui est des bactéries, on assiste au même phénomène. Il est facile d’observer, dans la nature, que les bactéries apparaissent là où il y a de la matière en décomposition. Dans notre corps, les bactéries se trouvent là où existent déséquilibre, perte d’énergie, accumulation de substances résiduelles et mort cellulaire. Elles sont sur les lieux où elles trouvent de la nourriture et elles sont capables de tout « dégrader » et de tout ingérer. En fait, l’être humain possède dix fois plus de bactéries que de cellules. Les bactéries maintiennent notre équilibre biologique, sans elles nous mourrions. Elles ne deviennent pathogènes que si l’homéostasie (maintien de l’équilibre physiologique) est altérée ou lorsque le système immunitaire est en panne.
Par exemple, nos intestins sont remplis de colibacilles et de bien d’autres bactéries saprophytes (qui vivent aux dépens d’un organisme en se nourrissant de matières en décomposition). Ces bactéries contribuent à la fermentation des résidus de la digestion et à la synthèse des vitamines. Mais s’il y a déséquilibre, elles déclenchent des diarrhées, des appendicites, des infections diverses. C’est pourquoi il est beaucoup plus judicieux de rééquilibrer et de nettoyer le corps que de tuer le microbe.
« Si en rentrant de vacances, vous retrouvez votre maison pleine de saleté, il va falloir laver à grande eau toute la maison. Si vous vous contentez de répandre de l’insecticide, la maison sera toujours sale et même plus qu’avant car vous y aurez ajouté des éléments toxiques. » Voilà les bons conseils que donne le Dr Lourdes Tornos dans El Mundo de los microbios.
(Article paru dans le magazine de santé espagnol Natura medicatrix, n° 46-47, printemps 1997.)
Dans les années 1890, alors que le Prix Nobel Robert Koch rentrait triomphant des Indes, accueilli en héros, un trouble-fête l’attendait en la personne du vieux professeur d’hygiène Max Pettenkofer qui avait fait de Munich la ville la plus saine d’Europe, en organisant des services sanitaires efficaces. « Votre bacille ne Peut rien, mon cher Koch, ce qui compte, c’est l’organisme. Si votre théorie était exacte, je serai un homme mort dans les 24 heures », lui dit-il en arrachant des mains de Koch une éprouvette remplie d’une culture pure de germes du choléra. Et, devant ses collègues horrifiés, il en avala tout le contenu ! Koch fut le seul à en faire une maladie !
Lorsque l’on parle de santé, il faut aborder la notion de « terrain », notion fondamentale dont on ne peut pas s’affranchir si l’on veut faire de la vraie médecine.
Rappelons les mots fameux qui résumaient la pensée de Claude Bernard : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Le terrain signe notre individualité. Il a été façonné lentement, au cours des neuf mois de gestation avec des matériaux précieux dont chaque élément est unique au monde. Les vaccinations systématiques de routine qui ne respectent pas l’axiome de Claude Bernard conduisent vers un dangereux déséquilibre. La prétendue éradication des maladies par la vaccination de masse porte un grave préjudice à nous-mêmes, mais aussi à l’écosystème à cause des liens intimes qui nous relient à notre environnement.
L’œuvre d’Antoine Béchamp
Antoine Béchamp (1816-1908), fut l’un des plus grands savants du XIXème siècle. Médecin, chimiste, naturaliste, biologiste, il fut professeur de chimie médicale et pharmaceutique à la Faculté de Montpellier et professeur de chimie biologique et de physique à l’Université de Paris, puis doyen de la Faculté libre de Lille. Il démontra la véracité des vues de Claude Bernard sur la valeur du terrain propre à chaque individu et fut le premier à comprendre la cause microbienne des pathologies infectieuses. Cependant, son œuvre est à peu près inconnue de nos jours parce qu’elle a été systématiquement discréditée et falsifiée au profit des intérêts personnels de Pasteur.
Béchamp pensait que les microbes étaient un « processus » : « Provénant d’une souche unique (particules prébactériennes présentes dans toutes les structures organiques, appelées “microzymes ”), ils peuvent changer de dimension et de forme selon l’état de santé de l’organisme dans lequel ils vivent. »
Ses thèses ont depuis été confirmées par bien d’autres chercheurs et, en 1980, certains bactériologistes français comme Sorin, Sonea, Panisset, Naessens, ont ainsi affirmé que le polymorphisme bactérien était un fait scientifique irréfutable : « Si on dérègle le monde bactérien par notre intervention, cela peut aller jusqu’à compromettre la vie sur terre ».
Des travaux ont également montré que des bactéries peuvent se transformer en virus en fonction de ce qui leur est donné comme substrat nutritif (cf. S. Sonea et M. Panisset Introduction à la nouvelle bactériologie, Presses de l’Université de Montréal – 1980).
Béchamp, fondateur de l’enzymologie, a identifié de minuscules corpuscules, plus petits que la cellule, les microzymes. Ces derniers sont à l’origine de la vie, on les retrouve aussi bien chez l’homme que chez l’animal, le végétal ou dans les micro-organismes. Chez l’humain, leur forme varie suivant l’état général du terrain dans lequel ils vivent et dont ils se nourrissent. La maladie survient quand un déséquilibre perturbe le fonctionnement normal des microzymes. Quand l’état de santé est altéré par la malnutrition, une intoxication, le stress physique ou psychique, le microzyme se transforme en germe pathogène, c’est-à-dire en microbe !
Pour Antoine Béchamp, le même microbe peut prendre plusieurs formes suivant le milieu dans lequel il vit, c’est la théorie du polymorphisme dont les conséquences, si elle avait été retenue, aurait bouleversé notre façon d’envisager la santé et la maladie. Pour les tenants de ces théories, il suffit de renforcer la santé de la personne pour que les germes pathogènes intérieurs retrouvent leur forme originelle de microzyme et leur fonction de protecteur pacifique. On renforce le milieu et les microbes disparaissent, donc la maladie aussi.
En résumé, pour Pasteur le microbe cause la maladie, pour Béchamp c’est la maladie qui génère le microbe. Cette dualité de position dure officiellement depuis plus de cent ans. Selon la thèse de 250 pages de Marie Nonclercq, docteur en pharmacie, sur Antoine Béchamp :
« Dans le combat fondamental qui l’opposait à Pasteur le Pr Antoine Béchamp fut battu. Non pas parce qu’il émettait des idées fausses, mais parce que Pasteur bénéficiait de divers atouts à cette époque. […] Un autre avantage également pour Pasteur : c’était un falsificateur des expériences et des résultats, qu’il voulait favorables à ses idées premières. Les falsifications commises par Pasteur nous paraissent actuellement incroyables. À l’examen approfondi pourtant, les faits étaient opposés aux idées développées par Pasteur dans le domaine de la bactériologie. [.…]
« Pasteur a volontairement ignoré les travaux de Béchamp, un des grands savants français du XIXème siècle, dont l’œuvre considérable dans le domaine de la chimie de synthèse, de la biochimie et de la pathologie infectieuse est presque totalement méconnue aujourd’hui parce qu’elle a été systématiquement falsifiée, dénigrée, pour les intérêts personnels d’un personnage illustre (Pasteur) qui avait, contrairement à Béchamp, le génie de la publicité et de ce que l’on appelle aujourd’hui « les relations publiques ». Il y a dix ans déjà, dans la publication « Médecine et Hygiène » de Genève, le 23 mars 1983, le Dr Rentschnick, dont l’orthodoxie médicale ne peut être mise en doute, écrivait : « Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une vaine querelle historique. Il n’est pas interdit de revenir sur le passé quand il y a eu manifestement abus de pouvoir d’un grand patron. On a connu d’autres exemples de ce genre, même au niveau des Prix Nobel… »
Sur son lit de mort Pasteur aurait affirmé que c’était Claude Bernard qui avait raison, le microbe n’étant rien mais le terrain étant tout. En effet, si le microbe était le seul responsable, comment pouvait-on expliquer le fait que les infirmières qui soignaient les tuberculeux n’étaient pas contaminées alors que d’autres personnes, bien moins exposées au bacille, tombaient rapidement malades ? Se posant la question, Claude Bernard en vint à développer la notion de réceptivité à la maladie, admettant qu’il devait exister une tendance innée ou acquise à développer certaines pathologies.
Le 7 juin 1906, le journal “Le Médecin“publiait une lettre du Pr. Béchamp à son confrère le Dr. Vindevogel :
« [….] Vous le savez mieux que moi, toute la médecine officielle, depuis la variole, la tuberculose, jusqu’à la plus vulgaire entérite, est la proie de systèmes préconçus qui, pour se soutenir, cherchent des faits et au besoin, en inventent, ou en imaginent. Vous avez beau faire, contre le bon sens on vaccinera, on injectera, […] pour tuer le microbe et la foule inconsciente approuvera gouvernementalement. On a beau écrire pour prouver qu’on se trompe et que l’on trompe, rien n’y fait : pauvre esprit humain ! »

Extrait du livre de Sylvie SIMON : «VACCINATION l’overdose» Achevé d’imprimer en 2001 -ÉDITIONS DÉJÀ