PARTAGE de LECTURES

ésotériques... et autres...

«Ne cherche pas à savoir QUI TU ES, mais cherche à déterminer QUI TU VEUX ÊTRE.»

PRÉSENTATION DE L’EXTRAIT : Ce texte fait suite à la publication :  «PREMIERS PAS – OBSERVE LA SOURCE DE TES SENTIMENTS.»

Par exemple, pourquoi ne Te révèles-Tu pas ? Si Dieu existe vraiment et que C’est Toi, pourquoi ne Te révèles-Tu pas d’une façon compréhensible pour nous tous ?
Je l’ai fait, à maintes reprises. Je suis encore en train de le faire.
Non. Je veux dire par une méthode de révélation indiscutable, impossible à nier.
Telle que ?
Telle que d’apparaître tout de suite sous mes yeux.
C’est ce que je suis en train de faire.
Où ?
Partout où tu regardes.
Non, je veux dire d’une manière indiscutable. D’une manière qu’aucun humain ne pourrait nier.
De quelle façon serait-ce ? Sous quelle forme voudrais-tu que J’apparaisse ?
Sous Ta forme réelle.
Cela serait impossible, car Je n’ai aucune forme que tu comprennes. Je pourrais adopter une forme que tu pourrais comprendre, mais alors, chacun supposerait que ce qu’il a vu est la seule et unique forme de Dieu, plutôt qu’une forme de Dieu parmi tant d’autres.
Les gens s’imaginent que Je suis ce qu’ils voient de Moi, plutôt que ce qu’ils ne voient pas. Mais Je suis le Grand Invisible, et non la forme que Je revêts à un moment donné. En un sens, Je suis ce que Je ne suis pas. C’est du ne-suis-pas que Je viens et auquel Je retourne toujours.
Cependant, quand J’arrive sous telle ou telle forme (une forme dans laquelle Je crois que les gens peuvent Me comprendre), on M’assigne cette forme à jamais.
Et quand J’arrive sous n’importe quelle autre forme, à n’importe quels autres gens, les premiers disent que Je ne suis pas apparu aux seconds, car Je n’avais pas la même forme pour les seconds que pour les premiers, et que Je n’ai pas dit les mêmes choses. Par conséquent, comment cela pouvait-il être Moi ?
Tu vois, alors : peu importe sous quelle forme ou de quelle manière Je Me révèle, peu importe la manière que Je choisis et peu importe la forme que Je prends, aucune ne sera indiscutable.

Mais si Tu faisais une chose prouvant hors de tout doute ce que Tu es vraiment…
… il y aurait toujours des gens qui diraient : c’est le diable, ou tout simplement l’imagination. Ou toute autre cause que Moi.
Si Je Me révélais sous la forme de Dieu Tout-Puissant, Roi du Ciel et de la Terre, et que Je déplaçais des montagnes pour le prouver, certains diraient : « Ce devait être Satan ».
Et c’est bien ainsi. Car Dieu ne révèle pas la Divinité à la Divinité à partir de, ou à travers une observation extérieure, mais par l’expérience intérieure. Et lorsque l’expérience intérieure a révélé la Divinité, l’observation extérieure n’est pas nécessaire. Et si l’observation extérieure est nécessaire, l’expérience intérieure n’est pas possible.
Par conséquent, si on a besoin d’une révélation, on ne peut la recevoir, car demander c’est poser l’absence, c’est affirmer que Dieu ne Se révèle en rien. C’est ce genre d’affirmation qui produit l’expérience, car ta pensée est créative et ta parole est productive, et ta pensée et ta parole mises ensemble sont d’une remarquable efficacité pour donner naissance à ta réalité. Par conséquent, tu feras l’expérience que Dieu n’est pas à présent révélé, car si Dieu l’était, tu ne demanderais pas à Dieu de l’être.
Cela veut-il dire que je ne peux rien demander de ce que je veux ? Es-tu en train de dire que le fait de prier pour une chose l’éloigne de moi, en réalité ?
C’est une question qu’on a posée à travers les siècles et qui a reçu une réponse à chaque fois. Mais tu n’as pas entendu la réponse, ou tu ne veux pas la croire.
Voici à nouveau une réponse à cette question, en termes actuels, et dans le langage actuel :

Tu ne recevras pas ce que tu demandes et tu n’auras rien de ce que tu veux parce que ta demande est l’affirmation d’un manque, et le fait de dire que tu veux quelque chose ne sert qu’à produire cette expérience précise (le fait de vouloir) dans ta réalité.
Par conséquent, la prière adéquate n’est jamais une prière de supplication, mais une prière de gratitude.
Lorsque tu remercies Dieu à l’avance pour l’expérience que tu choisis de faire dans ta réalité, en fait, tu reconnais qu’elle s’y trouve… en réalité. Par conséquent, la gratitude est l’affirmation la plus puissante faite à Dieu; une affirmation à laquelle J’ai répondu avant même que tu le demandes.
Par conséquent, ne supplie jamais. Apprécie.

Lorsque tu dis qu’une prière est une affirmation de ce qui est, veux-tu dire que Dieu ne fait rien ? Que tout ce qui arrive après une prière est le résultat de l’action de celui qui prie ?
Si tu crois que Dieu est un être tout-puissant qui entend toutes les prières, dit «oui» à certaines, «non» à d’autres et «peut-être, mais pas maintenant» au reste, tu te trompes. Selon quelle règle Dieu déciderait-il ?
Si tu crois que Dieu est le créateur et décideur de toutes choses dans ta vie, tu te trompes.
Dieu est l’observateur et non le créateur. Et Dieu demeure prêt à t’aider à vivre ta vie, mais pas de la façon dont tu pourrais t’y attendre.
Le rôle de Dieu n’est pas de créer, ou de dé-créer, les situations ou les conditions de ta vie. Dieu t’a créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Toi, tu as créé le reste, grâce au pouvoir que Dieu t’a donné. Dieu a créé le processus de la vie et la vie même telle que tu la connais. Cependant, Dieu t’a donné le libre choix de faire ce que tu veux de la vie.
En ce sens, ta volonté en ce qui te concerne est la volonté de Dieu en ce qui te concerne.

C’est la grande illusion dans laquelle tu t’es engagé : que Dieu se soucie, d’une façon ou d’une autre, de ce que tu fais.
Je ne Me soucie pas de ce que tu fais, et cela te semble difficile à entendre. Pourtant, te soucies-tu de ce que font tes enfants lorsque tu les envoies jouer ? Est-il important pour toi de savoir s’ils jouent à cache-cache ou à faire semblant ? Non, car tu sais qu’ils sont en parfaite sécurité. Tu les as placés dans un environnement que tu considères accueillant et très convenable.
Bien entendu, tu espères toujours qu’ils ne se blesseront pas. Et si cela arrive, tu vas courir les aider, les soigner, leur permettre de se sentir à nouveau en sécurité, d’être à nouveau heureux et de retourner jouer le lendemain. Mais qu’ils choisissent de jouer à cache-cache ou à faire semblant, cela n’aura aucune importance pour toi le lendemain non plus.
Tu leur diras bien sûr quels jeux sont dangereux. Mais tu ne peux empêcher tes enfants de faire des choses dangereuses. Pas toujours. Pas indéfiniment. Pas à chaque instant de leur vie. Un parent intelligent sait cela. Et pourtant, ce parent ne cesse jamais de se soucier du résultat. C’est cette dichotomie (ne pas se soucier profondément du processus mais se soucier profondément du résultat) qui peut servir à décrire la dichotomie de Dieu.
Mais Dieu, en un sens, ne se soucie même pas du résultat. Pas du résultat ultime. C’est parce que le résultat ultime est assuré.

Telle est la seconde grande illusion de l’homme : que le résultat de la vie soit douteux.
C’est ce doute quant au résultat ultime qui a créé ton plus grand ennemi, la peur. Car si tu doutes du résultat, alors tu dois douter du Créateur : tu dois douter de Dieu. Et si tu doutes de Dieu, tu dois passer toute ta vie dans la peur et la culpabilité.
Si tu doutes des intentions de Dieu (et de la capacité de Dieu de produire ce résultat ultime), alors comment pourras-tu jamais te détendre ? Comment pourras-tu jamais véritablement trouver la paix ?
Mais Dieu a le pouvoir absolu de faire concorder les intentions avec les résultats. Comme tu ne peux le croire, et que tu ne le croiras pas (même si tu prétends que Dieu est tout-puissant), tu es obligé de créer en imagination une force égale à Dieu pour faire en sorte que la volonté de Dieu soit contredite. Ainsi, tu as créé, dans ta mythologie, l’être que tu appelles «diable». Tu as même imaginé un Dieu en guerre avec cet être (croyant que Dieu résout les problèmes de la même façon que toi). Finalement, tu t’es imaginé que Dieu pouvait perdre cette guerre.

Tout cela contredit tout ce que tu prétends savoir à propos de Dieu, mais c’est sans importance. Tu vis ton illusion et, par conséquent, tu sens ta peur, et tout cela découle de ta décision de douter de Dieu.
Mais que se passerait-il si tu prenais une nouvelle décision ? Quel serait alors le résultat ?
Je te dis ceci : tu vivrais comme le Bouddha a vécu, comme Jésus a vécu et comme tous les saints que tu as jamais idolâtrés.

Cependant, comme c’est arrivé à la plupart de ces saints, les gens ne te comprendraient pas. Et lorsque tu essaierais d’expliquer ton sentiment de paix, ta joie dans la vie, ton extase intérieure, ils écouteraient tes paroles, en y ajoutant toutefois quelque chose.
Ils se demanderaient comment tu as bien pu avoir ce qu’ils ne peuvent trouver. Et alors, ils deviendraient jaloux. La jalousie se changerait bientôt en rage et, dans leur colère, ils essaieraient de te convaincre que c’est toi qui ne comprends pas Dieu.
Et s’ils échouaient à t’arracher à ta joie, ils chercheraient à te nuire tellement leur rage serait grande. Et lorsque tu leur dirais que c’est sans importance, que même la mort ne peut interrompre ta joie, ni changer ta vérité, ils te tueraient sûrement. Alors, en voyant la paix dans laquelle tu as accepté la mort, ils feraient de toi un saint et t’aimeraient à nouveau.
Car c’est dans la nature des gens d’aimer, puis de détruire, puis d’aimer à nouveau ce qu’ils chérissent le plus.

Mais pourquoi ? Pourquoi donc faisons-nous cela ?

À SUIVRE …

EXTRAIT de l’ouvrage de Neale Donald Walsch
«CONVERSATIONS AVEC DIEU – Livre 1»
Ariane éditions Inc